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Communiqués de presse

Les petites entreprises allèguent que leur rentabilité est principalement menacée par la hausse des coûts de l’énergie : Sondage de BMO 81 % des petites entreprises déclarent ne pas avoir été affecté

MONTRÉAL, le 8 décembre 2005 – Près de 70 % des petites entreprises canadiennes allèguent que les hausses du prix de l’essence ont eu un impact considérable sur leur rentabilité, selon un nouveau sondage publié par BMO Banque de Montréal. Par contre, la forte appréciation du dollar canadien, l’autre facteur impondérable auquel les entreprises ont également dû faire face cette année, n’aurait eu qu’une incidence minime.  En effet, 81 % des entreprises ont affirmé que le raffermissement du dollar a eu peu d’incidences négatives sur leurs résultats.    

D’après le sondage de BMO effectué auprès de 855 propriétaires de petites entreprises par le Centre de recherche Decima, le secteur des sciences et de la technologie (82 %), le secteur manufacturier (81 %), le secteur de la construction (79 %), et les secteurs de la transformation (78 %) ont été les plus susceptibles de ressentir les effets négatifs de la hausse des prix de l’essence.

Les entreprises dont les activités sont fortement liées à l’exportation (70 %) ou à l’importation (65 %) de produits et services ont également subi les effets défavorables de la hausse des prix de l’électricité et du gaz naturel.

« La plupart des Canadiens considèrent depuis longtemps que les hausses du prix de l’énergie les touchent personnellement, explique Michelle Field, vice-présidente – Marché de la PME, BMO Banque de Montréal.  Ce sondage révèle cependant que les petites entreprises, particulièrement celles qui sont les plus vulnérables à la variation du coût des intrants, ont été très fortement touchées par les hausses du prix des combustibles. Ces augmentations se sont progressivement reflétées dans les prix à la consommation. »

Incidence des coûts énergétiques

Total
(n=855)

C.-B.
(n=126)

Alberta
(n=126)

Manitoba / Saskatchewan
(n=100)

Ontario
(n=300)

Québec
(n=100)

Atlantique
(n=103)

Incidence positive

8 %

10 %

13 %

6 %

8 %

5 %

9 %

Aucune incidence réelle

31 %

36 %

21 %

21 %

29 %

40 %

32 %

Incidence négative

58 %

54 %

64 %

72 %

60 %

52 %

59 %

Refuse de répondre

<1 %

0 %

0 %

0 %

<1 %

0 %

0 %

Ne sait pas

2 %

0 %

1 %

1 %

2 %

3 %

0 %

Curieusement, l’appréciation du dollar canadien n’a eu qu’une incidence modeste sur les entreprises. Le sondage de BMO Banque de Montréal réalisé auprès des propriétaires de petites entreprises révèle que, pour eux, cette hausse récente s’est avérée une arme à double tranchant.  Près de 22 % des propriétaires ont indiqué que l’appréciation du dollar avait eu une incidence positive sur leur entreprise alors que 18 % ont dit qu’elle avait eu une incidence négative. Comme on pouvait s’y attendre, le renforcement du dollar a eu le plus d’impact sur les entreprises qui évoluent dans le secteur du commerce de gros (52 %), le secteur du commerce de détail (32 %) et le secteur des sciences et de la technologie (31 %), puisque ces secteurs sont fortement tributaires des biens importés.  Sur le plan régional, les propriétaires d’entreprises situées en Alberta (30 %) et en Colombie-Britannique (30 %) sont plus susceptibles de déclarer que la hausse du dollar canadien a eu une incidence positive que les entreprises des autres régions du pays.

En revanche, le sondage réalisé pour le compte de BMO révèle que ce sont les entreprises qui exportent des biens et services (66 %) et celles du secteur manufacturier (28 %) qui ont été les plus durement touchées par l’appréciation du dollar.

Incidence négative de l’appréciation du  dollar canadien

Total
(n=855)

C.-B.
(n=126)

Alberta
(n=126)

Manitoba / Saskatchewan
(n=100)

Ontario
(n=300)

Québec
(n=100)

Atlantique

(n=103)

Incidence négative

18 %

17 %

12 %

15 %

18 %

19 %

22 %

  % du revenu généré par les importations au cours des 12 derniers mois

Total
(n=855)

C.-B.
(n=126)

Alberta
(n=126)

Manitoba / Saskatchewan
(n=100)

Ontario
(n=300)

Québec
(n=100)

Atlantique
(n=103)

0 %

72 %

68 %

70 %

73 %

73 %

71 %

81 %

De 1 à 50 %

16 %

21 %

20 %

11 %

16 %

12 %

14 %

De 51 à 100 %

6 %

8 %

7 %

6 %

5 %

8 %

2 %

Refuse de répondre

<1 %

0 %

0 %

0 %

1 %

0 %

0 %

Ne sait pas

5 %

3 %

3 %

10 %

5 %

9 %

3 %

Le sondage révèle aussi que c’est souvent le propriétaire de l’entreprise qui a dû composer avec la conjoncture économique difficile.   Pour palier à l’incidence négative de l’appréciation du dollar, les propriétaires des entreprises touchées ont stratégiquement choisi d’augmenter le prix de leurs produits et services (35 %) ou de remanier leur stratégie d’affaires (23 %). Ces décisions témoignent de leur volonté de faire face à la conjoncture seuls, plutôt que de recourir à une aide extérieure, notamment à du financement additionnel.   

« La véritable épreuve pour toute entreprise est de constater dans quelle mesure elle peut faire face à l’incertitude économique, a ajouté Mme Field. Élaborer un plan d’urgence et tirer profit de l’expertise de son comptable, avocat ou banquier de profession est une première étape importante pour protéger son entreprise contre les conditions changeantes du marché.»

  % du revenu issu des exportations au cours des 12 derniers mois

Total
(n=855)

C.-B.
(n=126)

Alberta
(n=126)

Manitoba / Saskatchewan
(n=100)

Ontario
(n=300)

Québec
(n=100)

Atlantique
(n=103)

0 %

87 %

89 %

89 %

90 %

87 %

84 %

88 %

De 1 à 50 %

6 %

8 %

7 %

4 %

7 %

5 %

5 %

De 51 à 100 %

2 %

1 %

2 %

2 %

2 %

4 %

4 %

Refuse de répondre

<1 %

0 %

0 %

0 %

<1 %

0 %

0 %

Ne sait pas

4 %

2 %

2 %

4 %

3 %

7 %

3 %

À propos du sondage…

Le sondage du Centre de recherche Décima a été réalisé pour le compte de BMO Banque de Montréal.  Les résultats sont basés sur un échantillon aléatoire de 855 propriétaires de petites entreprises canadiennes (définies comme étant des entreprises comptant entre un et quinze employés, leur propriétaire compris, et dont le chiffre d’affaires était inférieur à cinq millions de dollars en 2004). Les résultats sont considérés précis à ( /-) 3,4 points de pourcentage, 19 fois sur 20. La marge d'erreur est plus importante dans les régions et pour les autres sous-groupes de la population observée. L’échantillon des répondants est représentatif de la région et de la taille de l’effectif des petites entreprises canadiennes, selon les données du Registre des entreprises produit par Statistique Canada.

BMO Groupe financier

Fondé en 1817 sous le nom de Banque de Montréal, BMO Groupe financier est une entreprise nord-américaine de services financiers hautement diversifiés. Fort d'un actif total de 297 milliards de dollars au 31 octobre 2005, et d'un effectif de plus de 33 000 employés, BMO offre une vaste gamme de produits et de solutions dans les domaines des services bancaires de détail, de la gestion de patrimoine et des services d'investissement. BMO Groupe financier sert ses clients dans tout le Canada par l'intermédiaire de BMO Banque de Montréal, sa société canadienne de services de détail, et de BMO Nesbitt Burns, une des plus importantes sociétés de placement à service complet du Canada. Aux États-Unis, BMO sert ses clients par l'intermédiaire de Harris, société financière intégrée de Chicago, qui offre des services bancaires, de crédit, d'investissement, de planification financière, d'administration de fiducie, de gestion de portefeuille, de services financiers aux familles et de transfert de patrimoine à plus d’un million de particuliers, de PME, de grandes entreprises et d'institutions.

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